Yatedo Blog - 8 femmes

En cette journée mondiale des droits des femmes, nous avons décidé de mettre en lumière les parcours hors du commun de 8 femmes entrepreneuses.

Qui n’a jamais participé à une cagnotte en ligne sur Leetchi ou n’a jamais goûté un bon hamburger du Camion qui fume ? Vous connaissez forcément toutes ces entreprises, mais saviez-vous que des femmes étaient derrière tout ça ? Nous vous proposons d’en découvrir un peu plus sur chacune d’elles.

1. Morgane Sézalory – Sézane

En 2004, sa soeur part à Londres en laissant 2 ou 3 sacs de fringues vintage. Afin de se faire un peu d’argent, Morgane décide de les vendre sur e-bay. Avec de jolies mises en scène et quelques jeux de lumière, ses articles partent comme des petits pains. En 2008, elle crée ‘Les Composantes’ où elle donne rendez-vous une fois par mois à ses clientes à qui elle propose 100 pièces vintage qu’elle a chinées. Le succès fut tel qu’elle recevait de plus en plus de demandes pour des pièces uniques. C’est ainsi qu’elle a commencé à créer ses propres vêtements et accessoires en en proposant tout d’abord un par mois, puis plusieurs au fil des mois. Entre 2011 et 2012 ‘Les Composantes’ ne proposaient plus que les pièces de Morgane, c’est comme ça qu’est né Sézane, contraction de son nom et de son prénom.

Née en 1985, Morgane a grandi à Kinshasa jusqu’à l’âge de 5 ans. A 15 ans, elle a étudié un an aux USA, et a décidé le moment voulu, de passer son bac littéraire option arts plastiques, en candidat libre. Cinq ans après sa création, le succès est au rendez-vous avec 4 collections par an, et plusieurs collections ‘capsule’ tout au long de l’année le tout en quantités limitées. Certaines pièces iconiques sont disponible en permanence.

2. Fany Péchiodat – My Little Paris

Toujours à la recherche de bons plans et de nouveautés, dès son arrivée à Paris, Fany n’a pas hésité à écourter son trajet en métro en sortant une station avant sa destination, partant à la découverte d’une nouvelle boutique. En 2008, elle envoie sa première newsletter, rédigée par sa soeur, à 50 de leurs amies. Elle leur fait découvrir un fleuriste insolite qui propose des cocktails à base de fleurs. Au bout d’un an, elle compte 10 000 abonnés. D’abord spécialisée à Paris, la newsletter se déploie ensuite à Lyon et à Marseille, puis d’autres éditions sont proposées : My Little Book Club, My Little Kids, My Little Wedding… En 2011, Fany décide de se lancer dans l’aventure box beauté, c’est le début de My Little Box. Un an plus tard, un nouveau genre de box voit le jour : la Gambettes Box. La première propose des produits de beauté et lifestyle et la seconde deux paires de collants. Les deux sont envoyées une fois par mois aux abonnées.

Fany est née en 1977. Elle a suivi une formation en marketing, elle a débuté chez L’Oréal puis a travaillé chez Jean-Paul Gaultier. En 2008, elle décide de quitter son poste pour se consacrer entièrement au projet My Little ParisAujourd’hui My Little Paris compte pas moins d’une centaine de personnes au sein de l’entreprise, 3 millions d’abonnés aux newsletters et 130000 abonnées à My Little Box en France, Angleterre et Japon.

3. Kristin Frederick – Le Camion qui fume

Fille d’une gérante d’enseigne de restauration et d’un maître d’hôtel, Kristin a grandi dans le milieu de l’hôtellerie et de la restauration. Elle abandonne ses études dans la finance et arrive à Paris en 2009 où elle se forme à la gastronomie à l’école Ferrandi. Après plusieurs expériences dans des restaurants parisiens, elle se lance dans l’audacieuse aventure du food truck. Audacieuse car les français ne sont pas habitués à ce type de restauration. Bien que formée à la gastronomie, elle choisi de proposer des hamburgers, des vrais ! Ceux qu’elle a pu goûter à Paris sont fades à ses yeux et ne la transportent pas… Fin novembre 2011, le premier Camion qui fume commence à arpenter les rues de Paris.

Kristin est née en Californie en 1980. Dès le début, elle sert pas moins de 400 hamburgers par semaine. Aujourd’hui il n’y a plus un camion mais 3 et un restaurant dans le 2e arrondissement de Paris. Kristin a voulu aller plus loin en ouvrant un autre type de restauration rapide en proposant une cuisine chinoise de qualité, il s’agit du restaurant Huabu (Chinatown en chinois) dans le 9e.

4. Hapsatou Sy

Avant de lancer sa marque de cosmétiques, Hapsatou crée en 2005 sa première entreprise, Ethnicia, salon de beauté et coiffure. Malheureusement, faute de résultat, ses 16 salons ferment en 2013. Loin d’être abattue, Hapsatou se consacre alors entièrement au développement de sa marque de cosmétiques, en France et à l’international, en apprenant de ses erreurs. Ses produits sont aujourd’hui distribués sur son site internet, dans son showroom parisien et chez Sephora. Elle a étoffé sa gamme en proposant d’autres marques de cosmétiques.

Hapsatou est née à en 1981 et a grandi à Chaville. Elle obtient un BTS de Commerce International et décide de partir à New-York afin de suivre un stage sur l’entreprenariat. Elle suit ensuite une formation au CNAM, en commerce et affaires nationales. Hapsatou a plusieurs cordes à son arc, puisqu’elle a été chroniqueuse sur l’émission le Grand 8 sur D8 entre 2012 et 2016.

5. Marie-Laure Constanza – Envie de Fraise

Alors enceinte de son premier enfant en 2006, Marie-Laure a su qu’il était le bon moment pour elle d’entreprendre. Trouvant les vêtements pour femmes enceinte soit “cheap” soit inabordables, elle a eu l’envie de rétablir l’équilibre en proposant une gamme intermédiaire : de jolies coupes et matières à des prix accessibles, tout ça made in France ! 2015 a été une année charnière : 50% de croissance par rapport à l’année précédente et une rentabilité multipliée par 3. Ainsi Envie de Fraise a pu se développer à l’international, en créant notamment des partenariats avec de leaders au Royaume-Uni et en Allemagne, mais également en distribuant directement en Italie et en Espagne.

Née en 1975, Anne-Laure toujours attirée par la Chine a décidé de s’y installer à l’âge de 18 ans et ce, pour 10 années où elle a occupé des postes dans différentes maisons de luxe françaises. En 2003 elle crée une entreprise de conseil spécialisée sur la Chine, puis tombe enceinte en 2004. C’est le début de l’aventure Envie de Fraise. D’abord produits en Chine, les vêtements sont aujourd’hui confectionnées en France.

6. Céline Lazorthes – Leetchi

Comme souvent, l’idée de Céline est venue d’un manque, d’un besoin. Alors étudiante à HEC, elle est responsable de l’organisation du week-end d’intégration de sa promo. Elle se trouve confrontée au problème que nous avons tous rencontré au moins une fois : elle a du mal à récolter l’argent auprès de tous ses camarades, certains ne sont pas sûrs de venir, d’autres n’ont pas l’argent sur eux… bref, Céline a dû avancer les frais et relancer à maintes reprises pour récupérer l’argent, elle a trouvé ça gênant. Persuadée qu’il existe un site ou une application pour collecter de l’argent, elle cherche, en vain. Le début de l’aventure Leetchi débute donc en novembre 2009.

Céline est née à Toulouse en 1982. Après une année en classe préparatoire de l’école d’ingénieurs EPITA, elle intègre l’IIM pour un Master 2 de Gestion de projet internet. Après de brèves expériences professionnelles, elle entre à HEC pour un Mastère digital business.  Après 7 ans d’existence, Leetchi compte aujourd’hui 7 millions d’utilisateurs et a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de près de 2,5 millions d’euros.

7. Raodath Aminou – Optimiam

En faisant ses courses, un soir dans un supermarché, Raodath est interpellée par un traiteur japonais qui lui propose une remise de 50% sur ses barquettes de sushis, et pour cause : le lendemain ils ne seraient plus comestibles. Séduite par l’idée, elle se rend compte que si elle n’avait pas été au bon endroit, au bon moment, elle n’aurait pas pu profiter de cette offre. Voilà comment Raodath a eu l’idée de mettre en place une plateforme digitale qui permet de mettre en lien les supermarchés et indépendants et les consommateurs à proximité de ces magasins. Elle quitte alors son poste de Business Analyst chez Rothschild pour se lancer à 100% dans l’aventure Optimiam.

Née en 1990 au Bénin, Raodath arrive en France après son bac ou elle intègre l’Institut Supérieur d’Electronique de Paris, puis termine son cursus à Polytechnique. Avant d’avoir l’idée de créer Optimiam, Raodath avait envie d’entreprendre dans le but de se rendre utile. L’aventure débute en 2014. L’application compte aujourd’hui 120000 utilisateurs, 450 points de vente partenaires et 25 tonnes de nourriture épargnées.

8. Irène Olczak – Paulette Magazine

Irène est une entrepreneuse dans l’âme. Early adopter, elle est sans cesse connectée sur les réseaux sociaux. Son goût pour la presse papier est arrivé lorsqu’elle était au collège. Elle savait que son projet combinerai ces deux aspects. La presse féminine présente de très jeunes mannequins qui font du 34 et nous vantent les mérites d’articles inabordables. Partant de ce constat, Irène a l’idée de créer Paulette, un magazine collaboratif, ou les lectrices sont actrices, où la publicité n’a pas sa place et où l’on parle de vêtements et accessoires ne dépassant pas les 300€. Paulette a d’abord vu le jour sur Facebook en juin 2009, ont suivi un blog et des numéros pilotes. Le site web est lancé en 2010, le premier magazine papier en 2011 distribué dans des concept stores. En 2012 Irène lance une campagne de crowdfunding afin de pouvoir distribuer Paulette en kiosques.

Née en 1985, Irène a suivi un parcours artistique, diplômée en arts appliqués, elle a commencé sa carrière en tant que directeur artistique en agence. Paulette c’est aujourd’hui un site web affirmé qui parle de tout : mode, beauté, culture, actualité… et un magazine papier bimensuel qui à chaque parution convertit de plus en plus d’addicts.

 

 

Suivez le Yatedo Blog par email

S'abonner